GAËLLE GUINY  Shiatsu | Massage abdominal  | Accompagnante du deuil | Deuil périnatal 

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Grâce à Anne Margalin, j’ai eu l’occasion de parler du toucher et du shiatsu dans le cadre de son podcast « Sweet Papy Podcast » ainsi qu’à l’occasion d’une conférence aidante.

Le crédo d’Anne est de proposer des ressources positives aux aidants, aux soignants par son podcast, par ses conférences aidantes, par la création d’un centre de ressources. N’hésitez pas à la retrouver sur ses réseaux sociaux.

Retrouvez l’épisode que nous avons enregistré ensemble.

Savez-vous que le toucher se développe dès la 8ème semaine de grossesse ?

Son organe sensoriel, la peau, est fondamental à la survie de l’Homme. La peau et le système nerveux sont liés l’un à l’autre puisqu’ils sont issus du même feuillet embryonnaire : l’ectoderme. Les échanges entre la peau et le cerveau sont donc permanents.

Avec pas moins de 2.500 récepteurs par centimètre carré rien qu’au niveau de la pulpe des doigts, la peau a été comparée à un cerveau étalé par le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux.

Le toucher est donc essentiel à notre développement.

Pourquoi parler du toucher pour les aidants ?

Parce qu’être aidant.e est un rôle qui peut être envahissant, lourd et qui, le plus souvent, remet en question les projets de vie personnelle voire professionnelle.

Les aidant.e.s sont sollicité.e.s à la fois émotionnellement et physiquement. Il peut y avoir une grande perte énergétique, un épuisement de l’organisme et un épuisement psychique (stress, fatigue, troubles du sommeil, état dépressif parfois…).

Ils/elles mobilisent beaucoup de ressources mais à long terme c’est difficilement tenable  si on ne prend pas soin de soi. Tirer sur la corde parce qu’on n’a pas le temps, qu’on ne peut pas… etc… est une option qui n’est pas viable à terme.

Se ressourcer est donc indispensable et non optionnel.

Des émotions et sentiments perturbateurs (colère, culpabilité, peur, tristesse, dégoût, dépression, agressivité…) ressentis sur le moyen et long terme impactent leur équilibre énergétique et physiologique.

Ce qui peut entraîner une baisse des défenses immunitaires, une diminution des capacités d’adaptation du corps et l’apparition de fragilités ou de maladies.

Le système limbique (rôle majeur dans les émotions) est altéré par le stress, l’anxiété, la peur, les chocs émotionnels… Relié aux nerfs autonomes, il est directement influencé par le toucher.

Le shiatsu, par un toucher juste et bienveillant, favorise l’apaisement du système nerveux orthosympathique (sollicité en cas de stress) et la mobilisation du système nerveux parasympathique (récupération, régénération et réparation). Le shiatsu participe à rétablir les déséquilibres des grandes fonctions de l’organisme et participe à résorber les tensions installées dans le corps pour retrouver un équilibre harmonieux corps/esprit grâce à la régulation des flux que le stress, les chocs, les excès, les émotions peuvent dérégler. Après une séance de shiatsu, les personnes ressentent une baisse du stress, une réduction des tensions nerveuses et de leur état de fatigue. C’est un temps de répit qui favorise une reconnexion à soi et à ses besoins. Etre dans le ressenti du corps participe à une déconnexion du mental. Différentes études cliniques ont démontré l’intérêt du toucher attentif dans l’amélioration de la qualité de vie, du bien-être ressenti et de la diminution du stress. Le Shiatsu impacte donc « toute la personne anatomique ».

Quid du toucher pour les aidés ?

Devenir dépendants, perdre son autonomie dans l’accomplissement les gestes essentiels de la vie quotidienne peut être est une situation terrifiante, révoltante, désengagement.

La dépendance peut être physique, psychique ou les deux à la fois. Les personnes concernées peuvent ressentir des émotions difficiles, une baisse de l’estime de soi et une grande souffrance intérieure.

“La diminution de l’estime de soi, la peur de la mort, l’anxiété, l’altération de l’image corporelle, le sentiment d’isolement, la dépendance, le sentiment d’être rejeté, la dépersonnalisation et la régression sont tous des facteurs qui contribuent à augmenter le besoin d’être touché de la personne âgée (Barnett, 1972a).”

Le toucher bienveillant, consenti et non-intrusif, peut être un outil puissant de connexion, de reconnexion.

Chez certaines personnes âgées, le toucher peut être tabou, désagréable ou refusé de part leur histoire, leur éducation. Une main sur l’épaule en présence, ça peut être déjà beaucoup. Là encore, il est important d’avoir leur accord et de ne pas créer de situation inconfortable.

Qu’il s’agisse de gratouilles, de papouilles, d’effleurements, de câlins, de massage, de pressions plus profondes si besoin, le toucher affectif entre l’aidant et l’aidé permet une prise de contact, une mise en relation, une reconnaissance de l’aidé.e dans son humanité.
Cela maintient la personne dans son intégrité. Elle fait partie du monde, elle n’est pas oubliée.

L’important est d’être là, dans le moment présent.

De ne pas faire les choses mécaniquement mais bien en toute présence,en étant vraiment avec l’autre. Dans ces instants, la vie de concentre, se condense pour permettre ce lien de coeur à coeur.

Le shiatsu -étant une pratique qui s’adapte à la personne qui le reçoit- peut être donné à une personne dépendante (en fonction et en tenant compte bien entendu de la particularité de son état de santé physique et psychique). Il peut être reçu assis, couché et l’avantage est qu’il se reçoit habillé. En tant que shiatsuki (praticienne de shiatsu), je fais avec ce qui se présente. Bien entendu, une séance nécessite l’accord du receveur, de la receveuse.

Les séances sont individuelles et peuvent être un moment où l’aidé, parfois, confie des choses qui ne sont pas dites par ailleurs.