Toucher l’extérieur pour accéder à l’intérieur

Le peau

Le corps est contenu dans une peau vibrante, vivante. La peau protège, expose,
transmet, contient. Elle reflète nos émotions et notre état physiologique.
Rappelons que la peau et le système nerveux central ont une même origine
embryonnaire : l’ectoderme. Il y a donc transfert d’informations de la périphérie
vers le cerveau et inversement. Avec pas moins de 2.500 récepteurs par
centimètre carré rien qu’au niveau de la pulpe des doigts, la peau a été comparée
à un cerveau étalé, par le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux.

Le toucher


Ce sens du toucher -premier sens à se développer dans l’utérus à huit semaines de
grossesse- dont l’organe sensoriel est la peau, est fondamental à la survie de
l’Homme. Il participe à notre accès au monde extérieur mais aussi à notre monde
intérieur.

Dans notre société, le toucher est encore majoritairement réservé à la
sphère intime. Or différentes études cliniques ont démontré l’intérêt du toucher
attentif dans l’amélioration de la qualité de vie, du bien-être ressenti et de la
diminution du stress. Le système limbique, qui joue un rôle important dans les
émotions, est altéré par le stress, l’anxiété, la peur. Relié aux nerfs autonomes, il
est directement influencé par le toucher.

« Celui qui nous touche par à notre coeur. Toutes les études scientifiques menées ces dernières années montrent qu’il faut réhabiliter ce sens trop longtemps cantonné à un rôle utilitaire de perception des textures ou des températures. De fait, il a fallu un demi-siècle avant que l’on s’aperçoive que notre peau est probablement notre premier organe social, elle qui contient des neurones spécialisés dans la transmission des affects positifs, depuis les relations parents-enfant jusqu’aux liens sociaux de la vie adulte. Ces neurones fondent le sens de l’autre, l’autre qu’on a dans la peau, qui nous rassure et nous touche au sens propre comme au figuré. Une fois activées, les fibres du toucher dissipent la solitude, atténuent la douleur, chassent la peur et le stress.  » Sébastien Bohler (dossier La force du toucher_ Cerveau & Psycho_février 2016)

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